Les migrateurs: seconde vague
Dans le texte précédent de cette série de 4, je vous présentais les espèces migratrices les plus hâtives. Il faudra encore plusieurs jours avant que les effectifs de ces espèces soient nombreux au Québec mais en attendant, le cortège d’espèces s’allonge, et voici ce qui nous attend prochainement:
Les détails de la construction de ce graphique sont présentés dans le texte précédent sur la migration (lien ci-dessus). Encore une fois, on voit un décalage important entre les dates d’arrivée moyennes des “pionniers”, c’est-à-dire les premiers individus de chaque espèce, et les dates où la moitié des effectifs de l’espèce sont arrivés. Prenez le Balbuzard pêcheur. Les tout premiers tendent à se pointer dès le 1er avril, mais ce n’est qu’un mois plus tard (~ 5 mai) que la moitié des balbuzards de la saison sont observés.
L’Eider à duvet rentre au Québec de manière plus “subite”, la moitié des nombres observés étant atteinte juste 2 semaines après les pionniers. Chez les oiseaux en général, les mâles migrent avant les femelles, la différence étant de l’ordre d’une à 2 semaines. Aussi, les recrues nées l’an passé tendent à rentrer 1-2 semaines plus tard, ce qui se traduit par une saison de nidification quelque peu retardée et hypothéquée, par conséquent. Ce fait est connu depuis longtemps, comme en témoigne cet articlede votre humble serviteur, publié en 1993, au terme d’une étude sur le Merle noir d’Europe.
Profitant de la quarantaine que les autorités nous imposent, j’écoute chaque matin les vocalises des carouges derrière chez moi, et la turlutte encore mal assumée d’Arthur, notre fidèle Merle d’Amérique. Mais au moment d’écrire ces lignes, l’explosif Bruant chanteur se laisse encore désirer, dans la région de Québec...
PS - Je cherche des photos pour alimenter ce blogue. Une hirondelle serait appréciée pour le prochain texte!
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