L’échec des environnementalistes

Environnement
Auteur

André Desrochers

Date de publication

7 janvier 2014

(Ce texte a été publié originalement dans le blogue du magazine Contact de l’Université Laval)

Dans l’édution du 25 novembre 2013 de Maclean’s, on trouvait en gros plan le visage emblématique de David Suzuki et le titre Environmentalism has failed. Même son de cloche chez Harvey Mead, un pionnier du mouvement environnementaliste au Québec (« les verts »), qui se vidait le cœur il y a un an dans son blogue. Je partage leur constat: le message des verts ne passe pas. Mais (êtes-vous vraiment surpris?) je ne suis pas entièrement d’accord avec leur explication de cet échec.

Pour situer le contexte, résumons d’abord les thèses de Suzuki et de Mead. Dans un texte teinté de désillusion, sinon d’amertume, David Suzuki affirmait que, malgré les innombrables petites victoires des environnementalistes depuis 50 ans, les humains sont demeurés incapables de hausser la cause environnementale au-delà d’un sujet parmi tant d’autres. Oui, l’« environnement » s’est taillé une place dans toutes sortes d’institutions publiques et privées, mais trop peu, trop tard selon notre hirsute activiste de la côte ouest. Obsédés par l’économie, les humains (dont le gouvernement Harper, bien sûr) seraient trop « anthropocentriques » et pas assez « biocentriques ». Reprenant comme il se doit le mythe du bon sauvage, Suzuki souhaiterait une attitude plus holistique et spirituelle envers l’environnement.

Non moins amer, Harvey Mead estime que les petits gestes tant publicisés (recyclage, ampoules fluo, covoiturage, etc.) ne suffisent pas. Selon Mead et de nombreux autres, il faudrait une réelle révolution sociale, qui risque peu de se produire prochainement. Moins new age et plus incisif que Suzuki, Mead pointe du doigt la croissance économique, tabou que les verts ont été incapables de déboulonner auprès de la population en général.

Ces 2 environnementalistes de la première heure partagent donc un sévère constat d’échec, qu’ils attribuent à l’incapacité de nos élites à les avoir écoutés. Ils pointent avec raison de nombreux acteurs sociaux, mais en pointant d’un doigt, ils semblent oublier que 3 doigts pointent vers eux (essayez avec votre main). Ayant œuvré de l’intérieur, dont plusieurs années à l’UQCN (maintenant Nature Québec) et dans de nombreux groupes de pression, je suis à même de constater bon nombre de points faibles dans la démarche environnementaliste. C’est au sein du mouvement environnementaliste lui-même qu’il faut d’abord chercher les problèmes… et offrir des solutions.

Autoflagellation

Je conserve de précieux souvenirs de mon passage dans quelques organisations environnementalistes. C’est d’abord et avant tout par ces organisations que j’ai cultivé mon sens de la citoyenneté. Si je demeure un environnementaliste convaincu, je suis néanmoins devenu progressivement allergique au phénomène d’autoflagellation humaine fréquent dans ce milieu. Allant jusqu’à souhaiter ouvertement la disparition des humains, de nombreux perroquets de Suzuki ne semblent pas réaliser la contradiction de leur propos. À quoi bon un environnement sain si on n’y est plus? Voulez-vous bien me dire quel est l’intérêt de NOUS faire disparaître? Est-ce un relent de culpabilité judéo-chrétienne, d’après-guerre, d’après-colonialisme? Je ne sais pas trop à quoi attribuer ce masochisme, mais enfin, il existe bel et bien et s’en débarrasser une fois pour toutes serait une excellente étape dans le rétablissement du mouvement!

Plutôt que rejeter d’emblée toute appropriation de la nature par l’humain en torpillant comme il se doit la notion religieuse de domination (Genèse 1, 26), il faudrait plutôt revoir notre compréhension de cette domination comme une forme d’intendance. Voir la nature non pas comme une cafétéria de « tout compris » à Cuba, où il est correct de s’empiffrer dans une apparence d’abondance, ni comme un club privé auquel seuls les nantis ont accès, mais bien comme un bon restaurant de quartier où le menu est varié et nos choix éclairés par notre capacité de payer.

La calamythologie

Un autre écueil à l’essor du mouvement environnementaliste est cette obsession à présenter la planète comme un bac rempli d’ordures en putréfaction, prêtant le flanc à toutes sortes de calamités. Je suis las de ces médias1qui se complaisent à présenter la planète comme un malade en phase terminale (« il est minuit moins cinq », tout en se gardant bien sûr un petit « mais il n’est pas trop tard pour agir »).  Comme plusieurs environnementalistes et citoyens ordinaires, j’ai longtemps pensé que nous courrions à notre perte à la vitesse grand V. Mais je suis de plus en plus surpris de voir cette planète se moquer de nos scénarios catastrophistes. Lire les manchettes fatalistes des quotidiens des années 70 à ce sujet ou encore le toujours divertissant Paul « la fin du monde» Ehrlich est éclairant. Je ne suis pas seul, de nombreuses personnes qui se sont penchées sur les problèmes environnementaux pendant des années arrivent au même constat: la fin du monde tarde à se pointer. Crier au loup sans cesse, voilà une autre cause de la profonde indifférence de la population envers les environnementalistes.

L’environnement n’est pas à gauche

L’amalgame de la gauche et des verts est une autre faiblesse du mouvement, à mon humble avis. Un billet récent dans le Huffington Post Québec illustre bien l’idée: le « système actuel » serait à bannir, car fondamentalement antisocial et « écocidaire ». Sans vraiment définir le «système» en question, le texte nous invite à croire qu’il s’agit des démocraties occidentales axées sur le néolibéralisme économique. S’il est de bon ton dans le Huffington Post de dénoncer les capitalistes, je crois qu’une telle dénonciation est nuisible au mouvement environnementaliste, car elle a pour effet d’aliéner des millions de personnes qui se plaisent bien dans ce «système» et qui ne voient pas la pertinence de le révolutionner.  Vivre dans un environnement sain et diversifié est un idéal pour tous, quelle que soit leur allégeance politique. Tant et aussi longtemps qu’on mélangera le populisme de gauche (Che Guevara, le capitalisme sauvage, Harper le méchant, etc.) avec la cause environnementale, on continuera de rebuter des tonnes de gens qui, pourtant, ont eux aussi l’environnement à cœur.

Les verts devraient élever leur cause à un niveau qui transcende le clivage gauche-droite. Dans une chronique récente, l’hyperactif sociologue Mathieu Bock-Côté disait que, dans le projet souverainiste des Québécois, « il y a de la place pour à peu près tout le monde  (…). Pour la gauche social-démocrate et la droite conservatrice. Pour les socialistes et les néolibéraux. Pour les altermondialistes, les défenseurs de l’État-nation et pour les partisans d’une gouvernance globale ». Bon, le mouvement souverainiste n’est pas un bel exemple de succès direz-vous, mais s’il est passé près de la coupe aux lèvres en 1995, c’est bien parce qu’il ralliait des gens de tout le spectre gauche-droite.

Plus d’anthropocentrisme, M. Suzuki, pas moins!

Pourquoi la fondation Mira et les fondations liées aux autres parties du corps ont tant de succès? Parce qu’elles sont axées sur l’humain, bien sûr! Je crois que davantage d’anthropocentrisme, ou plus précisément d’humanisme, serait le remède à cette crise des verts, plutôt que sa cause. Au lieu d’opposer humain et nature, environnement et économie, les verts devraient, selon moi, présenter le «combat» environnemental comme un combat par et pour l’humanité. Non, ce ne sera pas facile, car cela demeurera un combat politique, au sens noble du terme. Pour commencer, on pourrait revoir et améliorer le concept de développement durable, qui a certes été récupéré par des gens qui ne semblent pas toujours avoir l’environnement à cœur, mais qui touche l’essentiel, soit le bien-être des humains.


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Commentaires importés de WordPress

Éric 7 janvier 2014

Bonjour André

J’adore ton blog et ton pragmatisme, j’aimerais te proposer un sujet qui me chicotte royalement et qui fait parti des dogmes environnementaux: Le recyclage.

S’agit-il d’une autre religion ou est-ce la vois de l’avenir. En environnement il y a le concept des 3 R, réduire, réutiliser et recycler. Il semble qu’au Québec on est oublié les 2 premiers au bénéfice d’une industrie grandement alimenté par nos taxes... J’aimerais entendre ton point de vue.

Ciao

Stephane Gingras 7 janvier 2014

M. Desrocher,
C’est plus de trente ans que je milite en environnement au Québec, au Canada et dans le monde. Je ne vous ai jamais rencontré...  À mon humble avis, vos arguments sont un peu trop personnalisés exemple: «Ces 2 environnementalistes de la première heure partagent donc un sévère constat d’échec, qu’ils attribuent à l’incapacité de nos élites à les avoir écoutés» Je pense que M. Suzuki et M. Mead insinuent que les décideurs auraient du être plus attentifs aux enjeux environnementaux. Malheureusement le constat d’échec que font ces deux personnalités du monde écologistes est partagé et soutenu par une bonne partie du monde scientifique...  Maintenant si vous voulez continuer de jouer à l’autruche c’est votre affaire ! la société humaine et surtout occidentale capitaliste est responsable des niveaux de destructions de la planète (biosphère) jamais égalés dans l’histoire.

Hey oui malheureusement, il faut remettre en question les fondements du système capitaliste qui se base sur une croissance infini sur une planète qui elle nous offre des ressources naturelles qui sont finis dans le temps. La crise écologique que nous vivons est liée au mode de vie que nous avons adopter qui est basée sur une consommation effrénée et sur un matérialisme impudent.  Si l’on veut avancer et effectuer les changements de comportements nécessaires il faut malheureusement remettre en question ce système qui exploite la nature et les être humains... Mais peut-être que remettre en question votre confort matériel vous apeure !

Je terminerai avec votre dernier paragraphe... Vous réclamez plus d’anthropocentrisme, alors qu’il est clair à mon esprit que l’anthropocentrisme est la racine même du problème qui nous occupe.  soit la crise écologique.  Cette vision du monde ou l’être humain est le centre de l’univers est une vison erronée nourrie par la société de consommation.  Malheureusement pour vous et pour nous nous sommes extrêmement dépendant de cette biosphère qui nous nourri, nous permet de respirer et de vivre chaque jour. Quand vous aurez compris à quel point nous sommes dépendant  vous aurez compris que l’être humain n’est pas le centre de l’univers M. Desrocher !

Harvey Mead 7 janvier 2014

André est plutôt « fast and loose » dans ses propos. Ses sommentaires sur Suzuki sont extrêmement réducteurs, et ne correspondent pas à ce qu’ai vu de ses écrits, de ses discours, de ses entrevues. Quant à mon article cité au début, qui vient directement de moi plutôt que de journalistes et qui comporte une longue analyse en quatre textes de soutien, André n’en parle qu’à peine. Il résume mon positionnement comme étant un d’amertume, de masochisme et d’autoflagellation (voir « Est-il trop tard? L’optimisme opérationnel ») par lequel je me « vide le cœur » dans des dizaines de pages d’analyse que je pensais plutôt objectives, même si faillibles (voir « Échec du mouvement environnemental »). Suis-je associé (et Suzuki? et le mouvement environnemental?) à l’idée de « rejeter d’emblée toute appropriation de la nature par l’humain »??? Come on.

Quant à la calamythologie, les propos sont tellement généraux qu’il n’y a rien à dire sauf référer à mes textes (apparemment incisifs, mais nulle part utilisés par André) pour indiquer que je ne joue pas dans une telle plate-bande. C’est clair que de me décrire comme « catastrophiste » (voir « Mouches » et « Catastrophiste ») ouvre la porte à la critique facile, mais voilà justement l’origine de ma décision de créer un blogue, et André ne semble pas avoir le temps d’en lire beaucoup, ses propos indiquant une bibliographie pas mal loin de la mienne et plutôt émotive.

André propose aux environnementalistes (je suis un ex-) de corriger leurs approches (voir « Célébrons le Jour de la Terre? ») en mettant davantage d’accent sur un humanisme, sur « un combat par et pour l’humanité »! - apparemment manquant dans leurs interventions (voir « L’échec du mouvement sociale et la nécessaire transition sociale de la société »). En fait, André rejette le constat d’échec dans les faits, celui de Suzuki et moi, par exemple. Il propose une toute autre affaire que je lui laisse, constatant que les élites n’écout(ai)ent pas en raison des faiblesses du message, et qu’il faut le corriger.

En ce sens, il suggère qu’il faut revoir et améliorer le concept de développement durable, sans noter qu’il faut plutot revoir le concept de développement, pour voir ce qu’il est possible de faire. Je viens de relire des parties du rapport Brundtland en préparation d’un article de présentation du rapport dans une nouvelle impression, et je constate encore que les « environnementalistes » qui l’utilisent comme référence depuis 25 ans avaient pas mal raison de le suivre. Doit-on croire qu’il pense que Brundltand ait manqué d’humanisme?!

André rejette les constats des scientifiques et dénigrent ceux qui s’y fient comme des calamythologues - le mouvement environnemental qui crie on loup. C’est bien son droit de les rejeter (juste une partie, il dirait, mais laquelle?), mais son portrait de la situation, le dénigrement, est une caricature. Il conseille de ne pas critiquer le néolibéralisme, de rejeter les liens avec la gauche (Brundtland?) - parce que cela aliène beaucoup de monde... Avec de telles orientations, le mouvement environnemental n’aurait même pas eu le besoin d’exister.

C’est l’objectif de mon blogue que de nous positionner dans une période « post-Brundtland » (voir « Développement durable, trop tard »), en fonction de ce que je crois avoir appris de mes interventions depuis près de 50 ans. Le sujet, le défi, le débat sont importants, mais cet article d’André ne les avance pas.

S. B. 7 janvier 2014

“Mais je suis de plus en plus surpris de voir cette planète se moquer de nos scénarios catastrophistes”, dites-vous, en ajoutant que “la fin du monde tarde à se pointer”, et en raillant ceux qui disent qu’il est minuit moins cinq.

Pour ma part, je pense que les scénarios catastrophistes, non seulement se pointent, mais sont depuis plusieurs décennies déjà en plein déroulement à de nombreux endroits sur la planète, et que les premières victimes en sont les humains eux-mêmes... les plus pauvres bien entendu, ceux qui ne peuvent aspirer à cet “idéal pour tous de vivre dans un environnement sain et diversifié”, comme vous le dites.

Pour eux, il n’est pas minuit moins cinq. Il est plutôt genre minuit et demi.

Pierre Racine 8 janvier 2014

Cette idée, à la Mathieu Bock Coté, que la souveraineté n’appartient pas qu’à la gauche et, votre version environnementale, qui dit que la protection de l’environnement est aussi de l’intérêt des gens de droite, ne tiennent malheusement pas beaucoup la route (comme bien des  choses épanchées par MBC qui aurait mieux fait, par ailleurs, de verser dans le théâtre).

Il vous faudra travailler beaucoup plus fort pour me convaincre que la droite de Stephen Harper a l’environnement à cœur. Les exemples de coupe de ce gouvernement dans les budgets sensés mettre un peu d’ordre dans la gestion environnement font évidemment preuve du contraire. Ce n’est pas parce que VOUS avez des idées de droite et que VOUS  avez à cœur la protection de l’environnement (comme MBC est à droite mais est souverainiste) que VOUS êtes représentatif de la droite. Vous devrez malheureusement vivre avec vos propres contradictions.

Si c’est la gauche qui se préoccupe de l’environnement c’est justement parce qu’elle est seule à se préoccuper de l’humain (pas seulement de ses petits amis), qu’il soit pauvre, malade, désirant s’éduquer ou vivre dans un environnement sain. Elle est prête à modérer le « développement économique » au profit du « développement de l’Homme » et elle a compris que les deux ne font pas nécessairement bon ménage. On ne peut à la fois laisser le champ libre à l’industrie et prétendre avoir un discourt environnemental. Qui dit économie forte, dit industrie forte, dit moins de barrières au développement économique, dit moins de règles environnementales. L’équation est quasi mathématique et facile à observer. Si on veut protéger l’environnement il faut faire des compromis sur le développement sans fin. Point!

Si la droite québécoise est souverainiste et la droite canadienne écologique et bien on attend encore leurs belles propositions souverainistes et pour la protection de l’environnement!!! Pour l’instant il n’y a que néant et seulement un discourt pseudo -économique. Car on sait bien que l’association droite-économie est le mythe qu’on aime bien nous ressasser et nous faire croire. Belle religion qui est totalement dépourvu d’évidences scientifiques (lire économiques). La seule économie que la droite fait est sur le dos des pauvres, des malades, des étudiants et des environnementalistes pour mieux la redonner aux industriels, aux militaires et à leurs petits amis. Bilan économique : nul! La droite dit que l’état devrait intervenir le moins possible dans l’économie mais dès que l’économie va bien c’est grâce à leur intervention! Quelle merveilleuse contradiction !

À la prochaine!

Normand 8 janvier 2014

L’esprit scientifique doit être basé sur un minimum de cohérence...

Chez les défenseurs du dernier rapport du GIEC et des prédictions apocalyptiques, on entends systématiquement les deux affirmations suivantes dans une même entrevue:

1. Neuf des dix dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées !

2. Le réchauffement a pris une pause depuis une quinzaine d’années (plus précisément 16 selon Phil Jones du CRU) !

Peu importe les diplômes et titres de cet “expert”, je peux lui affirmer qu’il devrait vérifier ses données car MINIMALEMENT une des deux affirmations doit être fausse. Et après ça, ils accusent ceux qu’ils ont baptisé “Climato-Sceptiques” (comme si on pouvait être sceptiques sur les variations du climat) de tomber dans la “Junk Science”.

Pierre Racicot 9 janvier 2014

Je suis d’accord avec votre attitude dans la réponse que vous faites au catastrophisme. Merci.

En Chine, un groupe universitaire mandaté par le premier ministre est mandaté pour réfléchir à la construction de la civilisation écologique. Le fondement matériel de cette civilisation reposerait sur l’économie circulaire, que le Villes et Régions Innovantes définit de la façon suivante : Mobilisation des collectivités vers l’atteinte de zéro déchet et zéro effet de serre. Les Chinois s’inspirent des pays industriels les plus avancés en matière de respect de la nature qui se sont donnés des lois pour l’implantation de l’économie circulaire ou équivalent. Ils s’inspirent Kalundborg (1970) au Danemark, de l’Allemagne en 1994, de la Suède (1998), du Japon (2000), de la Chine (2009) et la France a créé en février 2013 l’Institut de l’économie circulaire avec comme mandat de formuler un projet de loi pour 2017. Et ces pays sont très actifs dans l’appui qu’ils offrent à la Chine pour l’implantation de projets d’économie circulaire. Notre modèle de civilisation industrielle fondée sur l’économie linéaire fondée sur le non respect de la nature doit faire place à l’implantation et l’émergence de l’économie circulaire qui constitue, pour l’instant, la meilleure solution pour la construction du développement durable et la civilisation écologique. Les Suédois ont démontré qu’il était possible de continuer à produire la richesse tout en diminuant l’empreinte écologique. Présentement, le gouvernement chinois finance un projet-pilote d’économie circulaire à Tianjin qui vise à construire un nouveau modèle d’urbanisation et d’industrialisation. Ce projet intègre une zone d’habitation, une zone industrielle et, entre les deux, une autre consacrée à l’agriculture et à la forêt. Mais tout cela sont, pour l’instant, des réalités inconnues chez nous.

Rosalie Laframboise 15 janvier 2014

c’est intéressant !
Monique

Notes de bas de page

  1. Si vous voulez un excellent exemple, consultez The Guardian, quotidien britannique fier de décennies d’annonces de la catastrophe.↩︎